Artisanat andalou

Ce chapelier espagnol est fondé par une famille d’artisans en 1955 qui s’est spécialisée dans la fabrication de chapeaux habillés et de cérémonie. Leur gamme est constitué de nombreux chapeaux traditionnels et régionaux, notamment de l’Andalousie et de Valence, toujours fabriqués artisanalement en des matériaux de la meilleure qualité.

Artisanat andalou

Fabriqué artisanalement en Espagne.

Artisanat andalou

100% feutre de laine imperméable à la pluie et indéformable. 

Artisanat andalou

De 54 à 61 cm tour de tête.  

Le fabricant
Détail de fabrication
Matière et entretien
Guide des tailles

Le chapeau andalou traditionnel

120,00 €

Le chapeau de Cordobés en feutre de laine qui fait partie du costume traditionnel de l'Andalousie et est également porté par les rejoneadors, les cavaliers dans les corridas équestres, les danseurs de flamenco et les élégants... 

- Unisexe.

- Bords plats et rigides disposant d'une calotte ronde et plate avec un large galon et une mentonniére pour tenir le chapeau.

- Fabrication artisanale espagnole avec une finition de grande qualtié.

- Livré dans sa belle boîte de transport.

- Existe en noir et en marron.


Fabrication sur commande donc il faut parfois compter un délai de livraison de 2/3 semaines.

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Le côté culte

Pourquoi le chapeau andalou donne-t-il instantanément à chacun un air à la fois sensuel et profond ?  C’est sans doute qu’on endosse alors une histoire chargée de passion, qui étreint toute une culture.

L’origine du chapeau andalou n’est pas certaine mais les premières traces de ce style remontent jusqu’au 17ème siècle à travers des illustrations suggérant qu’il était d’abord porté par les journaliers, ouvriers agricoles en Andalousie.

Son lieu de naissance est la mythique Cordoue, un rêve aux parfums d’Orient et d’Occident mariés harmonieusement, ville dont elle tire son nom « chapeau Cordobés ».

Sa forme fut conçue pour sa fonction : en feutre avec une calotte plate et des bords larges, correspondaient au besoin des travailleurs de protection contre le soleil et la pluie, chapeau rigide, il ne se déformait pas avec l’usage, contrairement au chapeau de paille, mou et friable . Ce style va continuer de s’étendre durant le 19ème et le 20ème siècle jusqu’à s’intégrer au costume traditionnel andalou et devenir même un gage d’élégance. Traditionnellement, il est porté pour les corridas et par les danseurs de flamenco mais pas que – la population va également l’adopter dans leur quotidien à des hauteurs et des bords de différentes dimensions selon le sexe et la taille de la personne.

 

Partout dans les anciens salons d’Andalousie, les vieilles photographies témoignent de l’importance de ce symbole régional, sur les têtes des hommes et des femmes lors des fêtes familiales.

deToujours - Manolete en chapeau de CordobésdeToujours- chapeau andaloudeToujours - Antonio Bienvenida en chapeau andalou

La corrida étant une tradition historique de Cordoue, ce fut là qu’un premier groupe l’adopta en avant-garde : le chapeau andalou fut celui des « rejoneadores », les cavaliers qui taurent  à cheval comme Manolete, Antonio Bienvenida, et Antonio Cañero, qui était tellement identifié au chapeau Cordobés qu’il prit parfois le nom de « cañero ».

deToujours - Conchita en chapeau andaloudeToujours - Conchita Cintron en chapeau andaloudeToujours - Conchita Cintron en chapeau andalou

Les femmes matadors le sublimaient également telle Conchita Cintron (ici photographiée par Jean Dieuzaide à Bayonne, 1947).

Juanito Valderrama, le chanteur de flamenco, Soledad Miralles, la danseuse  furent des figures qui marquèrent l’histoire de ce couvre-chef à jamais , comme aussi Julio Romero de Torres, l’artiste qui illustra ce chapeau dans ses peintures comme « ¡Mira qué bonita era! » de 1895.

Mais c’est sans conteste Zorro qui le mènera à un sommet de reconnaissance mondiale, avec la puissance d’Hollywood. Douglas Fairbanks le représente en premier au cinéma en 1920 avec ce fameux chapeau noir rigide à large bord comme signature du personnage.

Les années 50 accentue encore son impact dans l’imaginaire collectif, avec une mode hispanisante qui transpire dans la mode, la musique et le cinéma.

Ce fut aussi une référence du cool des années 70s, de la tête des héros des western spaghettis toujours teinté de Mexique, avec leur comportement borderline,  jusqu’à celle de Bob Dylan et de John Lennon qui porta également le chapeau Cordobés pour la première visite de The Beatles en Espagne en 1965, et qui le garda dans son vestiaire pour longtemps.

 

deToujours - The Beatles en Espagne en chapeau andaloudeToujours - John Lennon en chapeau andalou

deToujours - Ava Gardner 1963 en chapeau andalou

 

Les femmes surent en jouer à travers les époques sans jamais oublier cet accessoire symbolique du panache de ses origines, Diana Vreeland, la somptueuse Ava Gardner, bien sûr, qui vécut en Espagne longtemps, le sublimait dans les années 60, Bo Derek LA beauté des années 70 dans Bolero, en 1984 et bien entendu Madonna sur la pochette de « La Isla Bonita » en 1986, puis d’autres belles à la beauté racée comme Anjelica Huston, Paz Vega, Zoe Kravitz et Sarah Jessica Parker

 

 

 

 

deToujours - Bo Derek en chapeau andaloudeToujours - Madonna en chapeau andaloudeToujours - Anjelica Huston en chapeau andaloudeToujours - Sarah Jessica Parker en chapeau andalou

La mode a tout de suite sublimé ce mélange de cool et de noble fierté qu’il incarne, on le voit à plusieurs reprises dans les grandes maisons comme Hermès, Saint Laurent et Ralph Lauren… pour frôler la limite entre tradition et allure rock, pour afficher son tempérament en beauté.