Le Chapeau de dressage

  • La largeur pour un chapeau est de 26cm avec une hauteur de 10cm.
  • De la taille 54 à 62 

Le parfait chapeau historique de dressage, en 100% laine

90,00 €
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Chapellerie française du patrimoine

La France est une terre de régions aux fortes identités, qui a encore une grande tradition folklorique vivante et ses amateurs fidèles, dans la chapellerie également ce qui a permis de conserver miraculeusement des savoir-faire ancestraux, des outils et des machines d’un autre temps.

La Maison Coustillères sélectionnée par deTOUJOURS est une chapellerie familiale, « Entreprise du Patrimoine Vivant », implantée depuis le début du XXème siècle, dans un petit village du Tarn et Garonne.  Le site est historiquement connu pour son travail du chapeau depuis 1798, l’idée d’une femme qui, alors bergère, eut l’idée de tresser des brins de paille jonchant les champs. Rapidement, elle propage son idée et les premières maisons de chapellerie naissent. Dans ce village, on trouvera jusqu'à qu’à vingt cinq usines et plus de deux milles ouvriers et ouvrières au plus haut de l’activité.

En 1920, l’histoire familiale débute avec Marius qui y crée sa propre chapellerie travaillant exclusivement la paille, puis son fils Louis et enfin son petit-fils Jean-Claude développent activement cet héritage patrimonial en y incorporant le travail de la laine. Alors que chaque région développait son propre chapeau, ce savoir-faire de niche s’est concentré chez ces artisans spécialistes qui sont les seuls à avoir les capacités de continuer à les produire dans les règles de l’art pour les amoureux de l’histoire et du style que sont les fidèles deTOUJOURS.com

Un savoir-faire diffusé dans de nombreuses maisons de Haute Couture les plaçant ainsi entre luxe et patrimoine, mais chez deTOUJOURS restitué dans leur design originel, témoignage d’une culture à la source de la mode

  • En 100% laine
  • Fabriqué à la main 
  • De la taille 54 à la taille 62 

Le chapeau de feutre est un vêtement délicat. Nos chapeliers vous recommandent de ranger votre chapeau sur la calotte, soit retourné. Si cette technique peut surprendre, elle permet à votre chapeau fétiche de ne pas se déformer. Afin de le protéger du temps et de la poussière, vous pouvez le conserver dans une boite, ou à défaut, sur une patère ou porte-manteau. 

A force de porter votre couvre chef, certains éléments peuvent l'abimer (la transpiration, par exemple ou encore le fond de teint). Une simple brosse douce, à chapeau ou à vêtement suffira à raviver votre chapeau. Pensez bien, cependant, à la passer toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. S'il s'agit de légères traces, vous pouvez simplement utiliser une éponge très douce légèrement humidifiée. De manière générale, évitez tout contact avec des nettoyants liquides, et bien sûr, ne laver pas votre chapeau en machine à laver. En cas de grand nettoyage, privilégier un nettoyage à sec auprès de votre pressing. 

Enfin, nous vous conseillons d'imperméabiliser votre chapeau en utilisant un spray anti pluie pour chapeaux et vêtements. Pulvérisez ce spray à une trentaine de centimètres et attendez que celui-ci soi sec avant de porter votre chapeau. 

TAILLE

S

M

L

XL

Taille en cm  54 - 55 56 - 57   58 - 59  60 - 61
Taille US  6.3/4 - 6.7/8  7 - 7.1/8  7.1/4 - 7.3/8  7.1/2 - 7.5/8
Taille UK  21 - 21.1/2  22 - 22.1/2   22.3/4 - 23  23.1/2 -24

Côté culte

Mille fois croisé sur les têtes des figures maîtresses du rock sombre, ce chapeau avance aujourd’hui avec son style infusé d’esthétique steampunk,  parfois baroque, un parfait accessoire aux vanités, et autres capes inquiétantes d’un XIXe siècle anglais fantasmé. Dans son sillage se dessine les influences de l'époque victorienne, le souvenir lointain d'un sombre Dracula, la prose inquiétante d'Edgar Allan Poe ou même, l'esthétique étrange de Tim Burton

A cet imaginaire obscur, se joignent les aventures fantastiques de Jules Verne, et l'on se prend à rêver d'un départ en dirigeable, ou encore les romans extraordinaires de Mary Shelley et H. G. Wells. Des scènes intrigantes de Delicatessen (J.-P. Jeunet et M. Caro) aux affrontements dans Wild Wild West, ce chapeau infuse toute la pop culture et devient omniprésent, pour peu que l'on y prête attention, si bien qu'on en oublierait presque son ancrage chic venu de l’équitation. 

Déjà, il avait commencé son incursion hors des manèges équestres, qui apparaissent dans les centres villes dès les débuts du XXème siècle, adopté par les plus élégants gentlemen-rider , et conservé à la ville. Les gentlemen (et women) montent rue de Suresnes ou rue Chalgrin à Paris, mais aussi à Neuilly, ou au coeur de Fontainebleau. 

   

Se crée, ainsi, une perméabilité durable entre le vestiaire équestre sportif et la garde robe citadine bourgeoise. 

La maison Hermès est l’exemple historique de ce goût du sport appliqué au vestiaire urbain. Dès la  fin du XIXème, la maison crée des accessoires particulièrement raffinés destinés à une clientèle qui aime l’univers du cheval sans en être. 

L’allure élégante du chapeau de dressage en fait un accessoire de distinction. 

Détourné très tôt donc du manège hippique vers la mode, et pas seulement chez Hermès, il va perdurer comme un élément permanent toujours réinventé. En 2019, Maria Grazia Chiuri invente un show spectaculaire rebaptisée Diorodéo, au coeur des écuries historiques de Chantilly. L’inspiration hippique prend ici des airs d’émancipation féminine et de résurgence de structure militaire. Les harnais se marient aux jupons bouffants, et les chapeaux couture aux bombes équestres. Le chapeau de dressage à toujours été chez Chanel, Alexander Mc Queen ou Gucci par exemple.

Chez deTOUJOURS, il s’expose dans sa forme originelle, plutôt héritée des podiums de concours hippiques et muse éternelle des podiums de couture.

L’équitation dite classique (ou Haute équitation) prend ses racines dans le sud de l’Europe, en Espagne, tout d’abord, dès le XIIème siècle, ce qui signe le style  de son dessin, puis en Italie. 

A la suite de sa victoire sur les soldats français, le roi d’Espagne franchit les frontières et occupe le trône du Royaume des deux Sicile, à Naples. En 1532, s’ouvre, dans cette même ville, la première école martiale. Nobles, officiers et officiels viennent s’initier à la monte à cheval. On y enseigne une façon différente de monter à cheval, où régularité et élégance deviennent les maitres mots. Les allures s’assouplissent et les cavaliers s’entrainent à la maitrise des figures. 

Progressivement, cette façon de monter à cheval se diffuse au sein d’écoles et d’académies, qui fleurissent partout en Europe : en Angleterre, au Danemark, en Suède, ou encore en Autriche. La tenue formelle de référence se diffuse ainsi partout, chapeau compris. 

En France, les premières heures de gloire de la Haute équitation sont celles des Ecuries royales de Versailles. C’est en leur sein que les fondements et les principes de la monte à la française s’établissent. Entre impulsion, constance et souplesse, les cavaliers français s’évertuent à discipliner leur geste, qu’ils soient militaires ou civils, mais l’élégance de la tenue est une harmonie indispensable à celle du cheval

     

La Révolution française entérine le principe des académies qui ne revoit réellement le jour qu’en 1825, sous Charles X. Il crée une nouvelle Ecole royale de cavalerie, aussi baptisée Cadre Noir, dont le nom éponyme désigne la couleur que les écuyers portent. Au cours des XIXème et XXème siècle, l’armée française se modernise, les chevaux sont donc délaissés au profit de blindés. La monte demeure, depuis, parade et représentation, vestige patrimonial de la grandeur équestre française. 

Le chapeau dit postillon, ici présenté par deTOUJOURS, est un élément central de la tenue réglementée et codée de dressage. Porté lors de manifestation et de concours, il vient traditionnellement sublimer une coiffure disciplinée et toujours attachée, pour les femmes. Il se porte associé au frack, la veste historique de dressage, sous laquelle se distingue une chemise blanche.