Artisanat Roumain

L'art de confectionner les blouses roumaines et tous les vêtements traditionnels de la région est transmis de génération en génération.
Les femmes qui les réalisent ont gardé la tradition et les secrets de couture de mère en fille .
On utilise depuis toujours le lin, le chanvre, la soie et le coton. Chaque modèle exprime l'âge, le statut social ou les événements de la vie, avec leurs motifs spectaculaires qui vous rendent unique dans une foule.
Trouver d'authentiques blouses paysannes nécessite souvent des heures de recherche à notre experte locale Antonela, qui va chercher ces trésors autant dans les magasins ruraux, les petits ateliers qu'auprès des dernières brodeuses qui connaissent la tradition.

ARTISANAT ROUMAIN

Blouse roumaine avec broderie traditionnelle. Manches longues.  
Les articles sont fabriqués à la commande. C'est pourquoi il faut compter entre15 à 20 jours pour que les artisans façonnent ces pièces, et entre 20-30 jours pour des pièces plus élaborées, comme les blouses brodées à la main.

ARTISANAT ROUMAIN

Tissu naturel, coton et boucle en tissu noir avec broderie traditionnelle.

ARTISANAT ROUMAIN

Ces blouses existent en taille L.

Le fabricant
Détail de fabrication
Matière et entretien
Guide des tailles

La blouse roumaine traditionnelle pour homme

180,00 €

La légendaire blouse roumaine pour homme. Issue de la tradition, faite en Roumanie, c'est l'authentique blouse originale.

  • Existe en un seul coloris : blanc.
  • Taille unique :  L, correspondant à une taille 42.
  • Dimensions : longueur de manches 77cm, hauteur chemise 75cm.

  • Retirer ce produit de mes favoris
  • Ajouter ce produit à mes favoris

Le côté culte

La blouse roumaine, aussi appelée « ie », est probablement la pièce la plus emblématique du folklore et de l’expression artistique roumains. Quant à ses traces, on retrouve des blouses similaires de l’Antiquité représentées sur la Colonne Trajane à Rome qui rappelle la victoire de l'empereur Trajan sur les Daces lors des deux guerres daciques. Elle est confectionnée en lin, toile de coton, chanvre ou soie, avec des motifs géométriques, des papillons, des fleurs ou même des paillettes qui sont brodés à la main autour du col, sur la poitrine et sur les manches. Les motifs et les couleurs sont différents pour chaque région du pays et chaque motif a sa propre signification telle : la fertilité, la guerre, l’amour, le pouvoir et la croyance.  Ainsi, lorsqu’une femme roumaine brode sa blouse, elle sait exactement ce qu’elle veut dire, et chaque blouse raconte une histoire unique. Auparavant, la blouse indiquait même l’âge, le statut social et civil : les jeunes femmes célibataires portaient des couleurs vives alors que les femmes plus âgées ou mariées, portaient des motifs simples et des couleurs plus sobres.

Aujourd’hui, on trouve toujours des artisans dans les régions cachées du pays, dans les villages loin de tout, qui respectent les mêmes traditions ancestrales et qui transmettent leur savoir-faire à leurs filles et petites filles.

En France, la blouse roumaine a été popularisée par Henri Matisse, avec ses célèbres peintures de 1940, inspirées de personnalités féminines roumaines : Elvira Popescu, Martha Bibesco, Anna de Noailles, Elena Văcărescu. Mais son détournement en pièce de mode fait partie de son histoire bien avant cela. Les blouses ethniques portées par les femmes paysannes étaient à la mode parmi les classes sociales supérieures depuis que les princesses de la famille royale roumaine ont commencé à les porter, vers le milieu du XIXème siècle, à l’instar d’Elisabeth de Roumanie et plus tard, de la reine Marie et de ses filles. 


En peignant La blouse roumaine, Henri Matisse donna à cette dernière une pérennité artistique et une reconnaissance internationale. Il en fit le symbole de la roumanité et plus particulièrement de féminité roumaine. Pallady aurait fait cadeau à son vieil ami Matisse d’une collection de blouses ethniques brodées, et sa jeune assistante était aussi roumaine.
 
Au début du siècle, Paris regorge d’intellectuels, d’aristocrates et d’artistes roumains inspirés. De nombreuses égéries roumaines fréquentent les salons parisiens et y exportent leur élégance exotique avec le brio particulier de muses éthérées. Elles y firent des ravagent : Maria Cantacuzino (Marie Cantacuzène) dont le portrait par Théodore Chassériau (1819 – 1856), représentant Geneviève, la sainte patronne de Paris, décore le Panthéon ; Elena Văcărescu (Hélène Vacaresco), dont la vie amoureuse inspira le roman à succès de Pierre Loti « l’Exilée », et les poèmes d’amour furent chantés par Tino Rossi (Si tu voulais). Elle donna son nom à un prix littéraire, le prix Vacaresco Femina (qui est une partie du prix Femina).

 

On trouve aussi la célèbre Comtesse de Noailles, née princesse Bibesco Bassaraba de Brancovan (Basarab-Brancoveanu), la première femme à devenir commandeur de la Légion d’honneur. Les poèmes d’Anne de Noailles reçurent le Premier prix de l’Académie française, au tournant du siècle. Son portrait fut sculpté par Rodin et peint par Zuloaga. Sa cousine, quant à elle, la poétesse parnassienne et femme du monde Marthe Bibesco, inspira Marcel Proust, Cocteau, Paul Valéry et d’Annunzio et attira avec génie dans son entourage tous les contemporains dont le nom comptait.

Ou peut-être la tragédienne Marie Ventura – un pilier de la Comédie Française qui surpassa la célèbre Sarah Bernhardt et devint l’actrice inoubliable des meilleures pièces classiques de Corneille, Racine, ou Molière. 

Ou encore, la fascinante Elvire Popesco (Elvire Popescu), comtesse de Foy, du théâtre du Colombier et plus tard de la Comédie Française, qui enchanta le public par son apparition dans « Ma cousine de Varsovie » et devint célèbre sous le sobriquet de Notre dame du théâtre. Popesco joua notamment dans « Le paradis perdu » d’Abel Gance et « Ils étaient neuf célibataires » de Sacha Guitry

La guerre allait mettre un terme à cette liaison fertile entre la Roumanie et les cercles artistiques et littéraires parisiens, tout comme le lien naturel qui existait entre la Roumanie et l’Occident fut brisé par le rideau de fer. Le pays allait vivre alors pendant cinquante ans, les âges sombres de la censure idéologique, de l’emprisonnement et de l’extermination.

Mais il est tout de même resté cette petite blouse, qui fit son chemin, après que les femmes dadas et surréalistes l’eurent lancée, elle fut adoptée encore et encore par leurs héritières hippies, baba, puis bobo.

 

 


 

 

 

 

 

 

Tellement aimée par la mode qu'on la porte partout encore chaque été des défilés de Saint Laurent, aux collections Chloé ou Antik batik, jusqu’aux rayons bien pensés de Zara et H&M… Chez deToujours on la retrouve inchangée, à sa source… et l’on peut fermer les yeux et s’endormir dans un Matisse.