Le mocassin Penny Loafer original

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Côté culte

Les hommes aisés de la bien nommée « jet set » ramenaient ces chaussures de pêcheurs norvégiens de leurs très chics voyages de pêche au saumon en Norvège, en vogue à l’époque. 

Le nom du modèle, la Weejun est ainsi une mutation du mot « Norwegian » (norvégien) : faite sur-mesure localement, leur design descendrait des Vikings. Dans une posture très « detoujours » ces privilégiés détournent cette chaussure ultra confortable de l’artisanat norvégien - utilisée par les fermiers et pécheurs, comme chausson d’après travail - pour trainer dans les stations balnéaires d’Europe ou d’Amérique. Le chausson devient rapidement un « must-have » dans les lieux de villégiatures huppés des côtes américaines.

Le détournement de pièces venues de tout horizon en accessoire de mode, au grès des voyages, est un tic de la « Upper Class »  du monde entier. Ces globe-trotters d’un nouveau genre n’hésitent pas à briser les codes, tant qu’il s’agit d’avoir du style, et sont invariablement suivis quelques années ensuite par le grand public.

Le nouveau « cool » avant-gardiste américain au début du XX° siècle c’est cet homme sportif et bronzé, précurseur d’une allure relax que la jeunesse va adopter massivement. C’est la première chaussure de l’ère casual. Dès 1935, Arnold Gingrich, du puissant magazine américain Esquire avait repéré la chaussure à Palm Beach (Floride), et constaté une lacune sur le marché puisque disponible uniquement en Norvège ou à Londres. Avec son magazine, il s’associe à un distributeur et surtout au cordonnier de qualité G.H. Bass & Co, pour la recréer, et la commercialiser.

Archive Bass

Succès immédiat, jamais démenti, au point de devenir un symbole de l’élégance américaine au cours du XX° siècle.

 

Ses racines rurales n’ont pas du tout pesé sur ce mocassin, devenu emblématique du style preppy, lorsqu’il fut à la mode dans les années 50 dans une poignée de grandes écoles de la côte-est, dites « Ivy league », qui marquera pour longtemps la mode masculine, et laissera un héritage durable dans l’histoire du style. Et même si l’allure de l’élite universitaire de la jeunesse américaine n’a cessé d’évoluer, le mocassin Bass n’y a jamais été passé de mode. Peut-être parce qu’au-delà du look, il offre un confort, une praticité, et une solidité inégalables. Dans la culture anglo-saxonne on glissait une pièce - un « penny » - porte bonheur dans la languette les jours d’examen. 

Le mocassin Weejun, fait définitivement parti des pièces légendaires qui brillent au firmament de ce style, au côté de la veste en tweed, la chemise Oxford, le Chino ou Kaki, ou la veste Harrington. Son succès fulgurant arrive aussi au moment où ce mocassin comble les attentes d’une jeunesse qui aspire à présent à s’habiller plus décontractée, avec de plus un prix abordable parfaitement adapté à la vie étudiante. Elle amenait une fraicheur et une magie instantanée de renouveau du look à ceux qui la portaient.

 

Miles DavisRobert RedfordGrace Kelly

Des campus américains, elle va vite conquérir le monde dès les années 60. A la fin des 60’s on peut même dire qu’il n’y avait pas un jeune américain, homme ou femme, qui n’ait possédé une paire de ces mocassins. James Dean, Miles Davis, Robert Redford, Grace Kelly et surtout John Kennedy dans les années 50, Mickael Jackson dans les années 80, tout le monde connaît et adopte donc les Weejuns.

Steve Mc Queen

Avec un short chino dans les 50’s, avec un costume dans les années 70, et en noir « habillé » en soirée de tout temps, avec les jupes virevoltantes du be-bop ou du disco, elle ne va cesser de naviguer d’époques en tribus, du BCBG au punk, du milieu du jazz à celui de l’art moderne. 

Pieds nus, ou en chaussettes en fil d’Ecosse bien ajustées, en socquettes sages ou coquines, ou chaussettes dégoulinantes, elle s’adapte à tout.

Faite main avec le cuir de leur propre tannerie la « Weejun » de Bass est souple, solide, confortable, facile à enfiler comme une pantoufle, et pourtant tenant parfaitement le pied, et c’est sans doute son atout le plus durable.

Michael Jackson