Artisanat catalan de Barcelone

Côté espagnol, pendant la guerre d’Espagne on manquait d’espadrilles dans les magasins, comme de la plupart des denrées et des aliments. Les femmes catalanes fabriquaient les vigatanes à la maison avec une semelle à base de caoitchouc, réalisée à partir de la découpe de pneu de voiture, et le reste tissé au crochet.

En 64 l’espadrille fut imposée par decret royal à l’infanterie espagnole.

Au jourd’hui encore elles font partie intégrante de l’uniforme de gala de la police régionale de Catalogne, les Mossos d’Esquadra, elles sont alors de couleur bleue.

Dans les 70s ces sandales sont considérées comme le contraire de la modernité , «  la culture catalane est beaucoup plus que les espadrilles, la sardane , et le barca », c’est pourtant le moment où elle est le plus détournée vers la mode qui l’adopte .

Le modèle de Barcelone est aujourd’hui fait de corde tressée à la main pour la semelle, et ses rubans sont aussi décoratifs que des outils d’ajustage du chaussant et de sa tenue sur la cheville.

La Manual,  c’est le premier atelier de fabrication d’espadrilles de mode. Depuis 1940. 

Ces sandales antiques étaient auparavant considérées comme un type de chaussures pour les champs, pauvres et traditionnelles. 

Seule LA Manual de Barcelone osait lancer des espadrilles dans le monde de la mode.

Nous fabriquons encore des espadrilles pour la tenue vestimentaire de la police catalane du Gala.

Les amateurs fidèles sont légion: Jack Nicholson , qui a l'habitude de recommander des vigatanes pour ses amis, mais aussi Jeanne Moreau , Penélope Cruz , Tyra Banks , Julianne Moore , Raven Simone  et bien d'autres… 

Bien sûr Salvador Dalí  les adorait, le pape Jean Paul, ou Oswaldo Guayasamín  (peut-être le plus grand peintre muraliste d'Amérique latine) sont des figures de la clientèle fidèle de cette fabrique. La  reine de Suède    Ralph Laurent  ou  Jean-Paul Gaultier sont aussi des clients.

TRADITIONS CATALANES

Fait-main dans les ateliers de l'Espadrille Catalane à Saint Laurent de Cerdan.

TRADITIONS CATALANES

Vigatane plate : corde, toile de chanvre, semelle intèrieure en corde doublée d'une toile de coton pour éviter les échauffements.
Semelle extèrieure en caoutchouc épais de 5mm.

TRADITIONS CATALANES

Les vigatanes chaussent normalement, nous vous conseillons de commander votre pointure habituelle.
Disponibles du 35 au 46. 

Le fabricant
Détail de fabrication
Matière et entretien
Guide des tailles

Les espadrilles de Barcelone plates à lacets

52,50 €

Les véritables espadrilles catalanes plates à lacets, dites vigatanes, (prononcer bigatanes).

  • Fabriquées dans la plus pure tradition en catalogne depuis l'antiquité.
  • Espadrilles unisexe.
  • Les vigatanes chaussent normalement, nous vous conseillons de commander votre pointure habituelle.
  • Taille du 35 au 46.

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Le côté culte

Les amateurs fidèles sont légion: Jack Nicholson , qui a l'habitude de recommander des vigatanes pour ses amis, mais aussi Jeanne MoreauPenélope CruzTyra BanksJulianne MooreRaven Simone et bien d'autres… 

Bien sûr Salvador Dalí  les adorait, le pape Jean Paul, ou Oswaldo Guayasamín  (peut-être le plus grand peintre muraliste d'Amérique latine) sont des figures de la clientèle fidèle de cette fabrique. La reine de Suède Ralph Laurent  ou  Jean-Paul Gaultier sont aussi des clients.

Les vigatanes sont des espadrilles typiques de catalogne à très longs lacets, montées à la main, faites de toile de coton et d'une semelle de chanvre. Portées par les Catalans depuis la nuit des temps, les vigatanes sont devenues depuis, l'affirmation d'une identité. Portées pour la danse traditionnelle de la Sardane à travers tout le territoire, elles sont devenues un accessoire de mode mixte, intemporel, facile à porter et surtout très confortables que De Toujours va chercher à sa source.

Le terme espadrille est issu par métathèse d’espardille, terme emprunté à l'occitan espardi(l)hos «sandales de sparte» lui-même dérivé de l'ancien provençal espart «sparterie», du grec σπαρτος «sparte». Ses racines grecques antiques, tout comme les sandales spartiates, attestent d’une époque ou toute la méditerranée vivait à l’heure d’Athènes, comme de Rome ensuite. Ainsi en Catalogne, de Barcelone aux baléares, de Cadaques aux flancs des pyrénées, depuis le Moyen Âge, l'espadrille se porte avec ou sans longs lacets noués autour de la cheville.

Dans les Pyrénées-Orientales, où on l'appelle vigatana elle servait à tous les moments de la vie, aussi bien pour travailler la terre, pour aller danser, pour marcher en montagne que pour jouer au rugby. Il existe des références écrites en catalan depuis l'an 1322 où l'on décrit les espadrilles telles qu'elles sont aujourd'hui. L'espadrille fut portée par les troupes légères de la couronne catalano-aragonaise.

Au vingtième siècle, après la grande guerre, une tendance vers un retour à la nature influence les modes de vie, l’habitat, la diététique. On cherche une épure, vers la fonctionnalité, la simplicité, la matière brute, mais réfléchie comme un retour aux sources. La Vigatane fait partie des redécouvertes et va être détournée de son usage premier pour devenir une mode.

Dès les années 30 elle est adoptée l’été par les élégantes en villégiature en Méditerranée des Noailles à Hyeres à Gabrielle Chanel à Biarritz, et correspondent à une esthétique antique en vogue en architecture comme en mode à l’époque. Un grand jupon, une blouse de lin ceinturée d'un lien, pour les unes, un air de pirate surréaliste pour les autres, son confort lui a assuré des officionados partout dans le monde.  

Dans les années 50  elles continuent d’être un incontournable auprès de Dali, Picasso, Ava Gardner, Grace Kelly et deviennent un incontournable de l’été, qui sent bon les criques de la riviera.  


Les années 70 finissent de les inscrire dans l’histoire de la mode et  les plus prestigieux magazines mettent en scène cette espadrille originellement catalanes avec les vêtements de créateurs qui savent la rendre sexy.