Style Pulse

Un style DE TOUJOURS : échappée du pensionnat

8 novembre 2015

bandeau

L’hiver venant il est toujours bon de se refaire une cession de bleu marine et de chemisiers de comtesse modeste, pour ne pas dire Mods… Petites révisions d’un classique qui sous ses airs pudibond peut devenir torride !

Des flanelles grises plissées, des jupes ajustées sous le genou, des chemisiers brodés, et de rudes pulls de laine autant dire la séduction par le chic et le maintien : Le style « Echappée du pensionnat » a cela de rigoriste qu’il ne permet pas aux jeunes filles d’être encore tout à fait sexy, et exige d’elles une certaine sobriété reposante.

Proche d’une tenue militaire, c’est l’occasion de sortir armée d’une coupe sure qui cache un cœur tendre. Manteau de lourde laine, coupe très ajustée aux épaules et un maître mot : bleu marine, bleu marine, bleu marine.

Voici un message de chic internationalement reconnaissable sous toutes les latitudes,
une question d’attitude.

Col Claudine et jupe crayon, robe en crêpe de soie marine à collerette victorienne, transparences sombres, et éclat d’un point de blanc. Voilà votre pensionnat imaginaire inspirant !

Ce style exalte tous les types de beauté, révélant même chez chacune l’aspect racé de son personnage.

C’est le moyen très sur pour se sentir à l’aise partout : chez les pointus intellos de gauche comme de droite, avec un rockeur un peu extrême, à une fête de gens drôles, au milieu d’une surenchère de filles à poil, chez des artistes exigeants tout comme aux réunions des parents d’élèves.

Avec votre tenue « Echappée du pensionnat » vous êtes juste. Et s’il faut enchaîner par un rendez-vous chez le notaire, c’est  OK.

Il n’empêche que la nuit venue, c’est avec des talons bien choisis que l’on ajoute la fameuse touche « Echappée » qui manquait au style pensionnat.
On peut ainsi rapidement glisser d’un air de Colette, ou coco Chanl à celui d’une dominatrice de luxe par
exemple, selon la chaussure choisie, et franchement est-ce la meilleure option? A vous de voir.

Par contre essayez absolument avec de petites bottines jaunes, par exemple, et sans douter un instant.

bouche-art-200x300On ne peut pas dérailler au point de vivre le personnage « pensionnaire » trop à fond, et finir blafarde, les yeux levés au ciel.

Bien au contraire, on envoie le rouge baiser, ou un cerise très années 30, sur des lèvres piquantes prête à rire.

Ne jamais revenir sur la longueur de la jupe. Toute l’élégance est LA.

Vous aurez mille manières d’affirmer votre style dans ce cadre strict. Et le bon cadre, c’est en dessous du genou.

Il vous reste vos cheveux pour vous exprimer, et du temps, vous en avez, car avec cette sobriété de cloître, aucun doute devant le dressing. Essayage zéro: Tout sur « les souliers et les cheveux ».

La tresse bien sur est un classique de la pensionnaire, plus romantique qu’un bandeau, mais moins glam qu’un carré long qui va si bien avec les coupes droites des uniformes.

A noter qu’en été la version plus américaine, Country Club, Ivy League, tolère le short blanc ou la jupe tennis avec des mocassins, s’ils sont portés pieds nus… mais généralement en été on est libérée de ce genre de diktat, et le minimum est requis.

Wherever you are….Echappée du pensionnat c’est un état d’esprit… Si c’est un mode de vie, c’est alors aussi la grande chemise de nuit en lin, des carmélites d’Uzès. Bien que prude, elle est terriblement sexy portée nue, grâce à la tombée du tissu et de l’ouverture tenue par un simple lien.  La sensualité n’a pas toujours besoin de faire plus que de se faire deviner.

Attention, ceci ne peut néanmoins qu’être une cession, renoncez régulièrement à cette sobriété pour faire n’importe quoi, sans quoi vous ne serez plus crédible en temps que « femme fatale ».